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Le Liban interdit les opérations militaires du Hezbollah après que des roquettes ont brisé une trêve de 15 mois

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Le gouvernement libanais met en place un plan de désarmement contre le Hezbollah
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Mar 27, 2026

Le gouvernement libanais a pris, le 2 mars 2026, sa mesure la plus déterminée contre le Hezbollah depuis des décennies, ordonnant au groupe de se désarmer et interdisant toute opération armée depuis le territoire libanais. Cette décision est intervenue un jour après que des roquettes du Hezbollah ont brisé un cessez-le-feu de quinze mois avec Israël et déclenché des frappes aériennes israéliennes qui ont tué au moins 52 personnes.

Ce qui a mis fin au cessez-le-feu

Dans la nuit du 1er mars, le Hezbollah a tiré des roquettes et des drones sur Israël depuis le territoire libanais. C’était la première attaque transfrontalière du groupe depuis le 27 novembre 2024, date à laquelle une cessation des hostilitésUn accord diplomatique formel ou un décret établissant la fin temporaire des opérations militaires et des conflits armés entre les parties. négociée par les États-Unis et la France avait mis fin au précédent round de combats.

Le Hezbollah a présenté l’attaque comme une riposte à deux événements : l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei et la poursuite des opérations militaires israéliennes au Liban. L’attaque a suivi de près le lancement, le 28 février, d’une campagne militaire conjointe américano-israélienne contre l’Iran, une escalade régionale qui a fondamentalement modifié le contexte dans lequel s’inscrivait le cessez-le-feu libanais.

Israël a répondu par des frappes aériennes. Lorsque le cabinet libanais s’est réuni en session d’urgence le 2 mars, au moins 52 personnes avaient été tuées et 154 blessées sur le territoire libanais.

La réponse du gouvernement libanais

Le Premier ministre Nawaf Salam a convoqué une réunion d’urgence du cabinet le 2 mars et a qualifié les tirs de roquettes du Hezbollah d’« irresponsables ». Le gouvernement a émis un décret formel interdisant au Hezbollah de stocker des armes, de déployer des combattants et de mener des opérations militaires offensives depuis le territoire libanais. Les Forces armées libanaises (FAL) ont reçu pour instruction de mettre en oeuvre le plan de désarmement « par tous les moyens nécessaires ». Le ministre libanais de la Justice a ordonné l’arrestation des responsables des tirs de roquettes.

Ce décret représente l’action étatique la plus explicite contre la branche militaire du Hezbollah depuis des décennies. La constitution libanaise et l’Accord de Taëf d’après-guerre accordent techniquement à l’État le monopole de l’usage de la force. En pratique, le Hezbollah a fonctionné comme une organisation militaire largement parallèle aux Forces armées libanaises, et souvent plus puissante que ces dernières.

La coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a appelé toutes les parties à la retenue, mettant en garde contre le fait de « jouer avec la stabilité du pays ».

L’état du plan de désarmement

Les Forces armées libanaises ont annoncé le 8 janvier 2026 que la première phase de leur plan de désarmement était achevée, couvrant le territoire au sud du fleuve Litani, la zone définie par la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU (2006), qui avait mis fin à la guerre Liban-Israël de 2006 et appelé au désarmement du Hezbollah.

La deuxième phase, couvrant la région entre le Litani et le fleuve Awali, a été présentée au gouvernement libanais le 16 février. Les responsables militaires ont estimé qu’elle prendrait entre quatre et huit mois.

La résolution 2790 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en août 2025, a prolongé le mandat de la FINUL, la force de maintien de la paix de l’ONU dans le sud du Liban, jusqu’au 31 décembre 2026, et a appelé à un retrait israélien complet des positions encore occupées dans un délai d’un an.

Pourquoi le Hezbollah dit non

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré clairement que le groupe n’a aucune intention de se désarmer tant que des forces israéliennes sont présentes sur le sol libanais et que les frappes israéliennes se poursuivent. Les responsables du Hezbollah ont à plusieurs reprises conditionné le désarmement au nord du Litani au retrait préalable et complet d’Israël du territoire libanais occupé.

Cela offre au Hezbollah une justification durable pour refuser : le retrait israélien est incomplet, contesté et ne fait l’objet d’aucun délai fixe. Tant que cette condition n’est pas remplie, le Hezbollah peut soutenir que le décret vise une situation qui n’existe pas encore.

Le problème de l’application

Le décret libanais est historiquement significatif en tant que déclaration politique. Sa capacité à être appliqué est une question distincte.

Les Forces armées libanaises sont nettement moins bien armées que le Hezbollah, qui dispose de dizaines de milliers de combattants entraînés, d’un arsenal considérable de roquettes et de missiles, et d’un ancrage institutionnel profond dans les communautés chiites du sud du Liban et de la Bekaa. Une confrontation militaire entre les FAL et le Hezbollah n’est pas un scénario réaliste à court terme.

Les analystes qui suivent la situation ont identifié trois trajectoires plausibles : la défiance ouverte du Hezbollah, au risque d’une confrontation directe avec l’État ; une conformité de façade combinée à un déplacement des ressources vers la Syrie ; ou un arrangement négocié accordant au Hezbollah une capacité limitée mais continue sous une supervision nominalement renforcée. Aucun de ces résultats ne constitue un véritable désarmement. Le décret signale une volonté politique. La question de savoir s’il modifie les réalités sur le terrain dépend de facteurs que le gouvernement libanais ne contrôle pas entièrement.

Les enjeux internationaux

Israël a répondu militairement plutôt que par la voie diplomatique. Les responsables israéliens n’ont pas reconnu publiquement que le décret libanais constituait une réponse satisfaisante à l’attaque du 1er mars.

Le calcul de l’Iran revêt une importance considérable. Téhéran a historiquement réapprovisionné le Hezbollah même pendant les périodes de retenue nominale. La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran modifie la dynamique régionale d’une manière encore en cours d’évolution : que l’Iran augmente son soutien au Hezbollah comme levier dans son conflit avec les États-Unis et Israël, ou qu’il le ménage pour une étape ultérieure, la réponse reste incertaine.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit recevoir le rapport du Secrétaire général sur la mise en oeuvre de la résolution 1701 le 10 mars. Ce bilan sera un premier indicateur de la façon dont la communauté internationale cadre officiellement la rupture en cours.

La suite

Le gouvernement libanais a formulé publiquement une demande explicite de désarmement du Hezbollah. La crédibilité de cette demande sera rapidement mise à l’épreuve. La question de savoir si le Hezbollah lance de nouvelles attaques, et comment l’État libanais réagit le cas échéant, déterminera si le 2 mars 2026 a marqué un tournant ou n’a été qu’un geste politique réalisé sous pression.

Les conditions qui ont produit ce moment, un cessez-le-feu en miettes, une guerre régionale autour de l’Iran et un gouvernement libanais sous pression internationale intense pour affirmer sa souveraineté, ne vont pas se résoudre dans le calme. Le Liban a atteint un point d’inflexion. La forme que prendra la prochaine phase dépend de choix que Beyrouth ne contrôle pas entièrement.

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Sources